The New York Times · Courrier des lecteurs · 21 juillet 2025
Monsieur le Rédacteur en chef,
Au sujet de « I’m a Scholar of Genocide. I Know It When I See It », par Omer Bartov (tribune, 20 juillet) :
L’accusation de génocide portée contre Israël est une affaire extrêmement grave — et qui, à mon sens, fait un mauvais usage du terme. Le génocide, par sa nature même, suppose l’intention d’anéantir un groupe ethnique ou national. Les intentions exprimées et manifestées par Israël visent à démanteler le Hamas, une entité terroriste responsable de la mort d’environ 1 200 personnes le 7 octobre 2023, et qui continue d’exploiter les civils comme boucliers humains.
La perte de vies civiles à Gaza est tragique, et Israël doit répondre de ses actes. Mais assimiler ce conflit — aussi dévastateur soit-il — à un génocide simplifie une situation complexe et douloureuse. Israël a émis des alertes, établi des couloirs d’évacuation et encouragé les civils à partir. Ces actions ne correspondent pas à celles d’un régime génocidaire.
Nous pouvons et devons pleurer les victimes innocentes, plaider pour l’aide humanitaire et œuvrer pour la paix. Nous devons néanmoins aussi éviter d’employer une terminologie qui exacerbe les tensions au lieu de les clarifier. La communauté internationale a besoin de solutions ancrées dans la réalité, et non d’accusations qui brouillent les distinctions éthiques et juridiques.
Seth Eisenberg
Fort Lauderdale, Floride